LEILOUI NICHMAT
LEA BAT YAEL
ZAL

21 Octobre 2017















Chemini
Au huitième jour des préparatifs de l’inauguration du tabernacle du désert, la fête bat son plein. Deux enfants d’Aaron, Nadav et Avihou vont se procurer un feu extérieur du Temple pour la consumation des sacrifices. C’est la catastrophe qui s’abat sur la famille d’Aaron. Les deux enfants sont aussitôt foudroyés et meurent en milieu du sanctuaire.

La consternation est visible sur tous les visages. Moché s’adresse à son frère meurtri et en guise de consolation il annonce: « D. m’a prévenu qu’il se sanctifiera par ses proches».Aaron ne dit mot.

Après le drame les questions sont nombreuses. Qu’elle est la faute des deux frères pour mériter un tel sort? Que veut dire Moché lorsqu’il parle de la sanctification par la mort de deux êtres qui ont allé chercher un feu étranger?  Qui sont ces proches de D… Est-ce les victimes… Les survivants?

Les sages essaient de tirer leçon de tous les événements qui se bousculent. La première leçon est destinée au peuple d’Israël. La brutalité de la mort peut engendrer des réactions diverses. Moché s’adresse à son frère et fait savoir que les deux êtres chers disparus étaient des justes. D: ne peut laisser un juste agir sans endosser la gravité de son acte. Si l’homme pénètre au temple avec désinvolture, il encourt des sanctions parce que son exemple peut être suivi.

La seconde leçon est destinée à Aaron. Le grand prêtre se voit confier une mission dangereuse mais exaltante. Il est le porte-parole de toute une population. Il apprend que ses enfants martyrs ne sont pas morts inutilement. Ils étaient des justes donc des responsables.

Son silence ne signifie pas qu’il ne souffre pas de cette double disparition. Elle est l’émanation du devoir au-delà de toute considération personnelle. Un capitaine garde ses états d’âme dans le fond de son être mais il se doit de conduire son bateau en affrontant les vagues. La troisième leçon introduit une notion de Kiddouch Hachem: sanctification du Nom divin par les actes de tout un chacun qui vont jusqu’à la privation de la vie pour cet idéal. L’histoire foisonne de personnalités hors du commun qui se sont illustrées par ce don de soi uniquement pour l’amour de D. Hanna et ses fils ont préféré mourir que de servir l’idolâtrie (GUITTIN 57b). Dans YEVAMOT 62a, Rabbi Aquiva a connu une fin atroce au nom de cette cause première : l’attachement aux valeurs divines. Nous ne pouvons oublier la longue liste du martyrologue de la Choa. Les six millions de juifs assassinés, gazés, brûlés. Leur «crime»: ils étaient comme vous et moi : «juifs».

La sanctification n’implique pas toujours la mort. Un être qui par conviction s’adonne à la diffusion de la connaissance de D. quand les temps ne sont pas propices à un tel enseignement fait preuve de courage animé par son amour pour D.

Les rabbins nous ont mis en garde de ne pas toujours mettre sa vie en danger pour les lois juives. Seules trois défenses impliquent notre engagement ultime. L’idolâtrie, le meurtre et l’inceste

Rabbin Salomon MALKA
 
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