LEILOUI NICHMAT
LEA BAT YAEL
ZAL

21 Octobre 2017















Le coeur et la priere

Dans le traité TAANIT 2a on commente ce verset du deutéronome ch11 v.13 « vous le servirez de tout votre cœur ». Quel est le service par le cœur ? C’est la prière. Lorsqu’on se tient devant D. pour lui adresser une bénédiction, une requête ou une reconnaissance d’un bienfait nous les exposons certes par notre bouche mais sans nos entrailles et notre cœur en émoi et en transe, cela sonne creux, fade et sans consistance. Cette prière n’atteindra pas les cimes des arbres à plus forte raison les hauteurs du ciel.
Grâce à la médecine et à tous les systèmes de la communication moderne nous connaissons mieux notre corps et en particulier l’organe central comme le coeur et ses fonctions de pompe qui fait circuler le sang dans toutes les parties les plus infimes de nos vaisseaux. On aurait dû saisir très vite la place essentielle qu’il occupe et décider de le ménager comme les lois du judaïsme préconisent. Son rôle corporel est aussi spirituel. Il est dommageable de négliger cette fonction. On la dédie au cerveau, partie élevée et souvent considérée à part.
Lorsqu’on s’adresse au Saint Béni soit-Il par la prière, on incorpore tous les éléments de notre être. C’est pourquoi on insiste de prier avec cœur parce cette tour de contrôle transmet toutes nos impulsions, nos sentiments, nos fibres les plus fines dans les domaines physiques et dans les domaines psychiques. Le message, lien humain de l’intérieur vers l’espace se forme d’abord par des codes qui sont exprimés avec des mots à travers la langue. Si les codes s’entremêlent, le message est confus. C’est pourquoi nos sages nous mettent en garde contre nous-mêmes.
Le sommet est atteint lorsque nous nous postons devant D. dans une attitude de Amida par exemple. Etre debout, les pieds joints et égrener les 19 bénédictions rapidement, sans la concentration nécessaire, peut être dangereux et nous faire perdre notre centre de gravité. Nous sommes en danger de déséquilibre physiquement mais bien entendu et depuis longtemps mentalement.
La mort cérébrale n’est pas considérée par la loi juive suffisante pour attester la fin d’une vie. On attend la cessation des battements du cœur. C’est aussi vrai pour la prière, la pensée la plus belle et le plus haute ne peut remplacer la prononciation des corpus rituels. La différence d’un être à un autre c’est dans l’intensité qu’il intercale à chaque syllabe débitée. A cœur vaillant rien n’est impossible.

Rabbin Salomon MALKA
 
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